My post-partum journey

Coucou les filles !

C’est avec grand plaisir que je vous retrouve pour un nouvel article. En voyant la date du dernier, je me suis rendu compte que cela faisait 9 mois que je ne vous avais rien écrit. Mais ces 9 mois correspondent à ma reprise du boulot après bébé 2. Que d’aventure !!

Ces derniers mois, via Instagram, je vous ai partagé mon évolution perte de poids et quelques repas par-ci par-là. J’aurais tellement voulu partagé plus mais clairement, j’enchainais à la journée 3 boulot : mon travail officiel, celui de maman et bien évidemment celui de femme (on oublie pas papa !).

J’ai tellement réfléchis au format dans lequel je voulais vous présenter ça que j’ai perdu plus de temps qu’autre chose. Du coup je ne vais pas passer par 4 chemins.

La majorité d’entre vous savent que Naëlle est arrivée 6 semaines avant son terme. Le jour où j’ai perdu les eaux, on m’a évidemment demandé de me peser. Et là verdict : 90 kg pour mon petit 1m63. Je me suis rassurée en me disant que c’était mon objectif max et surtout je faisais 8 kilos de moins qu’au terme d’Elyssa-Noor. Après ça, je ne me suis plus pesée jusque fin août.

Le lendemain de mon accouchement, la sage-femme a vérifié mon périnée et m’a dit que celui-ci était intact. C’était parfait comme nouvelle, tout ce que j’attendais au vu du déroulement de l’accouchement (je vous mets le lien du récit de mon accouchement ici). Je lui ai quand même demandé des séances de rééducation car j’avais l’intention de reprendre le sport et surtout je ne voulais pas que cela gène sur le long terme ma vessie et surtout mon intimité de femme.

Ce que je ne vous ai pas dit dans mon récit, c’est que Naëlle m’a déboité la hanche en sortant. Elle s’endormait à tout moment. L’ostéopathe me l’a remise en place 10 jours après mon accouchement. Je ne devais plus faire d’effort pendant une semaine. Juste 5 jours pars cette séance j’avais RDV avec une sage-femme reconnu dans le coin car elle a aussi une casquette de sexologue. Je la voulais absolument car j’avais besoin d’une rééducation mais aussi d’une personne à l’écoute. L’après Lily a été tellement traumatisant que je voulais quelqu’un de solide en face de moi capable de répondre a mes appels et questions en cas de détresse.

Première séance 15 jours post-partum : périnée au top et j’ai donc eu le go pour reprendre le sport cependant il fallait que j’attende ma deuxième séance pour valider ma reprise de la course à pied.

Tout ce temps là j’avais évité de manger salement mais c’était compliqué. Je n’avais qu’une envie avec l’allaitement c’était de manger des pâtes blanches avec du beurre. Vraiment pire qu’une femme enceinte (40 min avant d’accoucher une infirmière m’avait apporté une barquette de pâtes blanches pour me donner des forces…). Moi qui déteste ça d’habitude…

Du coup j’ai intégré ces féculents à chaque repas pour tenir le rythme de Naëlle, avec une grosse dose de légumes et tout type de protéines. A cela, j’ajoutais 3L d’eau par jour.

J’ai également pris mes mesures : poitrine, sous poitrine, bras, taille, ventre (nombril), bas du ventre (le bourrelet qui soule tout le monde), hanches, fesse, intérieur des cuisses et genoux.

J’ai effectué ma vraie première séance de sport 3 semaines après mon accouchement. Alors comment dire …. j’ai pleuré, j’étais pleine de frustration. Le pire moment a été de faire du gainage et de voir ma peau tombée. Cette vision m’a anéanti. J’avais beau avoir donné la vie il y a seulement trois semaines, j’ai réalisé que le chemin allait être long. Mais je l’ai faite: 1h10 de sport à en pleurer comme un bébé pendant la sieste de mes filles mais malgré cette honte j’avais ce sentiment de fierté. Je me suis jurée à ce moment là que j’allais me laisser le temps. J’ai fait un pacte avec moi même mais surtout une promesse à mon corps. Je lui ai promis de le respecter, de l’honorer, de le protéger, de l’écouter mais surtout de lui donner tout le temps dont il avait besoin. Mon objectif était fixé par palier : ma reprise du travail, les 2 ans d’Elyssa-Noor et la première bougie de Naëlle.

Premier objectif : ma reprise du travail

Pour atteindre mon premier objectif je me suis crée une routine drastique. Quoi qu’il arrive je me levais entre 4h & 5h du matin pour tirer mon lait. Je profitais de nourrir Naëlle à son réveil et j’enchaînais avec ma journée. Une petite séance de sport avec Gym Direct sur C8 (merci Mohamed ! ) et j’enchainais généralement avec une séance sortie de Youtube ( je vais vous faire la liste à la fin de l’article de tous les Youtubeurs qui m’ont aidé). Après ça, je me permettais un bon petit déjeuner et j’enchainais avec un gros ménage (C’est du sport non?). Chaque jour en fin d’après-midi je sortais mes filles dans mon village, Naëlle dans l’écharpe et Lily dans la poussette ou vélo. Ma routine a été hyper stricte. Je faisais les mêmes choses à la même heure. Cela peut paraître bête mais j’avais besoin de me créer une zone de confort dans laquelle je pouvais m’épanouir et me faire du bien.

Niveau alimentaire, j’ai décidé de faire plus attention. Je connaissais les portions à prendre du coup je cuisinais chaque jours beaucoup de légumes, des féculents pour tenir le rythme, viande ou poisson. Il fallait que mon allaitement suive. Je ne mangeais plus de sucre, je buvais toujours mes 3L d’eau journaliers et mes desserts étaient des fruits. Les kilos ont commencé à dégringoler.

Arrive ma reprise du travail : 76 kilos, ou mon poids de début de grossesse de Naëlle. J’avais perdu 14 kilos depuis l’accouchement. Le sport m’a beaucoup aidé mais l’allaitement encore plus, je rentrais dans mes pantalons en taille 40/42 mais j’étais encore loin de mon objectif. Mais ce n’est pas grave car mes mesures quant à elles, décollaient. J’avais perdu 20cm de tour de taille, les cuisses étaient en train de fondre. Je me disais que la balance n’était qu’un chiffre et que mon petit cahier était ma pépite qui me permettait de tenir. L’essentiel pour moi était de pouvoir m’habiller pour aller bosser et d’éviter le regard bizarre de certaines personnes de mon environnement pro (le jour où je suis revenu pour Lily, l’un de mes supérieur a osé me regardé de haut en bas en me disant « et bien la grossesse t’aura vraiment changé, c’est dommage » – le connard ! oups…

Deuxième objectif: l’anniversaire de Lily

Un fois que j’ai repris le travail, je pensais que je pouvais continuer mon ancien rythme tout en intégrant mes longues journées de boulot. Soyons honnête, personne dans ma boîte pensait que j’allais reprendre après deux grossesses rapprochées, du coup je devais, comme une nouvelle entrante, refaire mes preuves. J’ai bossé comme une acharnée les 6 premiers mois.

Malgré tout, j’ai continué à faire mon sport chaque soir en rentrant du boulot lorsque la nourriture était en train de cuire, j’ai également continué avec mon ménage et mon obsession d’avoir une maison propre et surtout j’ai continué à sortir mes enfant après chaque fin de journée. J’ai tenue deux mois. J’était à bout, mon corps n’arrêtait pas de m’envoyer des alertes mais je ne l’écoutais pas. Je culpabilisais de ne pas faire de sport et je me sentais bien que quand j’en faisais. J’ai compris que j’en étais redevenu accro. Jusqu’au jour où j’ai faillit avoir un accident de voiture en montage en voiture. J’ai donc pris un peu de recul et j’ai commencé à espacer mes séances. Les kilos ont continués malgré tout a dégringoler jusqu’à ce que j’arrive à 67 kilos. C’est le poids « musclé » que je faisais avant de tomber enceinte de Lily. Lorsque je dis musclé c’est parce que je faisais beaucoup beaucoup de fitness avant ma première grossesse (12h/semaines) et là mon corps était différents. Ma poitrine perdait du volume mais si le bonnet était encore imposant, mes fesses disparaissaient (bye bye les squats) et mes abdos se tramaient malgré mon bas du ventre qui bloblotait. Mais je me disais ce n’est pas grave car mon objectif était atteint ! J’avais réussi à acheter une robe en taille S chez Zara pour l’anniversaire de ma fille. J’ai pleuré de joie devant la cabine.

Niveau alimentation, je faisais attention mais sans aucune privation. J’achetais des pâtisseries quand je voulais, il m’arrivait également de manger fast-food lorsque je n’avais pas le temps de me poser au restaurant. Mais j’étais décidée à changer.

Dernier objectif : le premier anniversaire de Naëlle

Pour celui-ci, je pense que je peux vous dire que j’ai à moitié échoué. Je pensais reprendre le sport plus régulièrement : impossible. Pour ce n’est pas faute d’essayer. Je continue à me lever entre 5h & 6h, les grâces matinées sont inexistantes mais le peu de temps libre que j’ai est pour les enfants. Naëlle est tellement mais tellement demandeuse que jouer avec elle est devenue une vraie séance de cardio.

Pour son anniversaire je n’avais pas perdu plus de poids. J’avais réussi à fondre pendant le ramadan mais tout a été repris. Le plus important est que je me sentais bien dans ma tête, bien dans mon corps et surtout que j’avais regagné confiance en moi. Je me suis enfin retrouvée 3 ans après de bon et loyaux services comme machine à bébés.

La révélation

Je sais que c’est la partie la plus demandé de mon article alors voici comment on a finalement décidé de changer toute notre alimentation.

Depuis des mois, je tombais sur des videos, posts et articles sur le Keto Diet. Vous avez sûrement entendu parler de cette tendance. Je me disais que c’était encore un régime qui prônait n’importe quoi et que ce n’était pas possible d’y arriver. Pourtant je voyais beaucoup de célébrités le faire, de recommandations de médecins etc… J’ai donc commencé mes recherches de mon côté. Le but de cette « diet » (je déteste ce terme d’où les «  »), est de choquer son corps en modifiant ses macros. Je m’explique : généralement nous mangeons 50% de glucides, 30% de protéines et 20% de lipides (je dis bien en moyenne). Le keto diet ou diet cétogène, prône de manger 70% de lipides, 20 à 25% de protéines et entre 5 & 10% de glucides. Impossible me direz-vous. Comment peut-on perdre du poids en mangeant plus gras ? Et bien, le corps une fois qu’il arrête de puiser dans les glucides pour trouver de l’énergie, il commence à sécréter des cellules que l’on appelles cétogènes. Ces cellules vont puiser dans le gras pour trouver de l’énergie et faire s’envoler les kilos superflus.

Et bien croyez moi c’est possible. Déjà il faut connaître les bons gras. On vous demande pas de manger un tajine à chaque repas. Il y a différentes sources de gras possible (huile d’olive, huile de coco, huile d’avocat, le saumon avec ses oméga 3, le Ghee etc…). Oublier également les glucides et en manger en petite quantité paraît aussi impossible. Et pourtant, j’ai dû arrêter les pâtes, le pain, les féculents et tous les sucres raffinés. Croyez-moi, le sucre est notre ennemie. On y est accro sans même le savoir. Il y en a partout. Je sais que certaines d’entre vous lève déjà les yeux au ciel mais croyez moi, mis à part nous détruire, le sucre ne nous apporte rien.

Croyez moi, on arrête pas de manger au contraire ! Il y a une liste d’aliments (très longue) qui vous guide un peu et des listes énormes de recettes de cuisines plus appétissantes les unes que les autres.

Les 4 premiers jours on été difficiles. Bizarrement on s’est rendu compte que j’avais un plus gros manque que mon mari. J’était épuisée, complètement à la ramasse. J’avais qu’une envie, manger de la pâtisserie et un sandwich avec des merguez et de la mayonnaise ! Mais après cette phase laborieuse, j’ai vu mes kilos s’envoler les uns après les autres. ET vous savez quoi? Les parties qui me posaient le plus de problèmes : l’entre cuisses, les genoux, le bas du ventre, pfiou envolés !!! ça ne m’était pas arrivé depuis le collège !!! Le plus, c’est que j’ai commencé a avoir cette motivation sortie de nulle part. Je devenais hype-active. Ça se ressentait même au boulot. Le coup de bourre que l’on a juste après le déjeuner je ne l’avais plus. Je devenais hyper lucide, plus clairvoyante. J’arrivais à mieux réfléchir et surtout à pondre des solutions super rapidement. Je pouvais merveille à 3h du matin et me recoucher à 23h sans une once de fatigue.

Avant de commencer cette diet et d’embarquer avec moi mon mari, j’ai consulté la diététicienne de ma boîte & mon médecin. Grâce aux notes que je prenais sur mon évolution physiques, ils se sont demandé si ce n’était pas ce qu’il me fallait. Du coup j’ai commencé à mon retour de vacances.

Bilan : 1 mois de Keto Diet

Aujourd’hui je pèse 63.850 kg. Mon objectif initial était de 65 kilos mais je l’ai dépassé. Je ne veux plus perdre mais me remuscler. Je mange à ma fin. Mon assiette est toujours pleine de légumes et de protéines. Je déborde d’énergie. Je ne ferai pas cette diet plus longtemps car en tant que française j’aime les bonnes choses et en abuser ! Hier marquait la fin de cette période Keto avec mon mari et on est très fiers de l’avoir fait durant 32 jours. On continuera sur cette lancée en semaine tout en se faisant plaisir le week-end avec les enfants. Cette diet nous a permis de prendre réellement conscience de notre alimentation, de notre corps et surtout elle nous a permis de mieux choisir ce que l’on met dans notre corps. Les petites suivent notre tendance même si elles mangent des féculents (elles adorent ça) mais je ne leur donne comme sucre que des fruits ou leur yaourt. C’est super dur en tant que maman de les obliger à ça mais je me dis que c’est pour leur bien et qu’à l’école elle pourront goûter à tous les produits industriels que la société voudra leur faire manger. Mais j’ai besoin de me rassurer en me disant que je leur transmet les base d’une bonne alimentation.

Cet article marque les un an du début de cet aventure. Je ne pensais jamais y arriver. La patience a été la clé. Je me suis écoutée, je me suis protégée de tout commentaire (à l’inverse du post partum de Lily) et je me suis concentrée que Me, Myself & I.

Pour y arriver il faut se donner des objectifs, pas trop gros, mais avancer par palier. C’est important. L’endurance est la clé. Plus vous le serez et plus vous y arriverez. Rien n’est impossible. Et surtout, s’il vous plait, ne vous comparez jamais, jamais aux autres. On vous montre sur les réseaux que ce que l’on veut vous montrer et surtout nous sommes pas toutes pareilles, ni n’avons les mêmes gènes.

Je voudrais vous remercier quant à moi pour cette année passé à vos côtés, pour les échanges avec certaines, pour les mots gentils, les encouragements, pour m’avoir permis de relever la tête quand je pensais être au fond du trou. Vous toutes, via vos instragram, m’avaient appris énormément cette année. Il n’y a rien de mieux que le partage.

Prenez soin de vous !

Farah

Voici la liste des aliments autorisés en cétogène. Je vous recommande également le site de Sophie qui vous envoi également un fichier PDF que j’utilise lorsque je fais mes courses.

Pour Youtube Voici la liste des personnes qui m’ont aidé pour le fitness:

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